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Tour du monde : Interview d'Elsa blogueuse voyage pour AVI

interview blogueuse tour du monde

Elsa, du blog www.runaftertheworld2015.com, est partie avec AVI International pour un tour du monde. Revenue depuis quelques jours, voici son témoignage, ses joies, ses déceptions, ses rencontres.

Bonjour Elsa. Tout d'abord, pourrais-tu te présenter, nous dire d'où t'es venu ce goût pour le voyage ?

Bonjour, je m'appelle Elsa. Avant ce long voyage j'ai travaillé dans la production touristique, puis dans l'assistance automobile. Ce goût pour le voyage m'est venu très tôt. À partir de 18 ans, j'ai voyagé tous les week-ends en Europe. Au début, il s'agissait de petits voyages, de séjours en hôtel, puis je suis partie en Australie, dans les îles du Pacifique et en Asie. Je me suis alors rendue compte à quel point il était important de voyager, de voir ce qui se passe ailleurs et de s'ouvrir l'esprit… On a plus la même manière de voir les choses après.

Quel a été votre itinéraire pendant ce voyage, ta sœur et toi ?

Nous avons toujours eu un itinéraire prévisionnel, qui a rarement été respecté car comme le dit Nicolas Bouvier : « En route, le mieux c'est de se perdre. Lorsque l'on s'égare, les projets font place aux surprises et c'est alors que le voyage commence. » J'aurais dû suivre ce conseil plus tôt car j'ai gâché 2 000 euros en billets d'avion pour changer d'itinéraire…

Pour reprendre l'itinéraire dans sa globalité, nous avons commencé par l'Afrique. Nous sommes parties du Kenya pour traverser la Tanzanie puis le Malawi, la Zambie, le Botswana et enfin l'Afrique du Sud.

La suite de mon voyage s'est déroulée en Asie. De Johannesburg, j'ai pris un vol jusqu'à Hong Kong pour visiter la Chine. Malheureusement nous avons été refusées au moment de faire nos visas. Moralité : toujours préparer ces visas depuis la France ! Heureusement pour nous, il est toujours possible de voyager à Taïwan, Hong Kong et Macao sans visa. Nous avons donc voyagé jusqu'en Thaïlande, nous sommes ensuite passées par le Laos pour une mission de volontariat dans une ferme organique, puis au Cambodge, aux Philippines et Malaisie pour finir notre séjour en Asie.

A la suite de ce parcours, je suis retournée en Tanzanie où j'ai travaillé dans un petit hôtel sur la plage près de Dar es Salaam. C'était un endroit très authentique où j'ai pu m'intégrer à la communauté, j'y ai même appris le kiswahili !

Suite à cet épisode, j'ai pris un vol pour Sao Paulo. J'ai ensuite traversé la frontière à Chuy pour me rendre en Uruguay en commençant par Punta del Diablo. J'ai descendu toute la côte uruguayenne pour arriver jusqu'en Argentine. J'ai ensuite pris un avion jusqu'à El Calafate et, faute de moyens, de El Calafate jusqu'à Ushuaia, j'ai voyagé en stop avec des camionneurs.

Mon voyage s'est terminé là, j'ai pris l'avion depuis l'Argentine jusqu'à Paris en décembre 2015, avec des souvenirs plein la tête.

Justement, quels sont les plus beaux souvenirs que tu garderas de ce voyage ?

Un de mes plus beaux souvenirs est le Kenya. J'ai vraiment apprécié y vivre au sein de la communauté Bukusu. Là-bas nous avons construit deux salles de classe pour les enfants qui étudiaient auparavant avec des gouttes tombant sur leurs cahiers pendant la saison des pluies tant les salles de classe étaient délabrées… Dans ce village je me suis rendu compte que sans éducation, sans rien, avec parfois un seul repas par jour, on arrivait tout de même à vivre, à se faire des amis, à créer des relations. J'ai beaucoup partagé avec les gens et nous nous sommes appris énormément mutuellement. S'investir pour l'orphelinat, voir les enfants sourire, les voir participer, ce sont de très bons souvenirs.

Il y a aussi la fois où nous avons survolé les chutes de Zambie en hélicoptère : c'était vraiment magnifique.

Par ailleurs, aux Philippines, nous avons vécu pendant un mois chez des pêcheurs qui tenaient une petite guest house du nom d'Elsa, comme moi. Ils nous ont appris à survivre avec un point d'eau et de quoi pêcher, nous nourrissant de poissons frais. Quand j'y repense, c'est étrange car si on m'avait proposé de vivre comme cela il y a quelques temps cela m'aurait paru compliqué, cela n'aurait pas été de vraies « vacances ». Mais j'ai vite réalisé que mon esprit ne s'était jamais autant reposé qu'à ce moment-là. Quand on revient à l'essentiel, c'est vraiment bienfaisant.

J'ai également un très bon souvenir en Malaisie : quand nous nous sommes éloignées des sentiers battus et que nous avons atterri dans une petite ville du nom de Dabong. Là-bas nous avons cherché un endroit où dormir et nous avons rencontré un couple de musulmans qui nous ont accueillis à bras ouverts. Nous avons beaucoup échangé, ils nous préparaient de petits plats locaux et en repartant, ils nous ont même offert des tenues traditionnelles.

Les pires galères ?

Je n'ai pas eu beaucoup de galères, mon voyage s'est vraiment très bien passé dans son ensemble. Cela dit, il m'est quand même arrivé quelques bricoles. En Uruguay, une nuit, des voleurs sont entrés avec effraction dans ma cabane et sont repartis avec mon sac qui contenait tous mes papiers. Je me suis retrouvée toute seule sans pouvoir appeler au secours. Finalement j'ai pris mon courage à deux mains et je suis allée sur la terrasse pour hurler « Prenez tout mon argent mais rendez-moi mes papiers ». Finalement ils m'ont renvoyé ma sacoche avec mes papiers, mes deux cartes de crédits et mon appareil photo !

Je me suis aussi fait voler mon sac en Tanzanie. J'étais entrée en conflit avec un taxi local avant de prendre un bus à Arusha. Le taxi est allé glisser quelques mots au chauffeur du bus et, j'aurais dû m'en douter, une fois arrivée à Dar es Salaam, mon sac avait disparu…

Quels sont les éléments culturels qui t'ont le plus marquée pendant ton voyage ?

Je pense que la chose qui m'a le plus frappée, c'est la façon qu'ont les gens de se contenter de ce qu'ils ont. Ils n'ont pratiquement rien, et pourtant ils sont les plus heureux parfois. Ils ont l'essentiel.

Au Kenya, j'ai rencontré une personne qui était issue d'un orphelinat et qui s'investissait bénévolement pour d'autres orphelins comme lui. On aurait pu se dire qu'il allait vouloir, à son tour, profiter après avoir vécu sans parents dans ces conditions, et bien non, pendant son temps libre, il donnait de sa personne pour les autres. C'est significatif de la générosité des gens.

La solidarité des gens fait aussi partie des choses qui m'ont marquée. Dans notre vision des choses, nous avons tendance à croire que des personnes valent plus que d'autres mais c'est faux, tout le monde est égal. Pendant mon voyage, j'ai ressenti une vraie fraternité, le fait d'aider son prochain, de tendre la main vers l'autre sans faire de différence entre Blancs, Noirs, Verts ou Rouges. C'est vraiment une chose dont nous devrions nous inspirer car nous sommes une société très individualiste.

Le rapport au temps aussi est très intéressant. A Paris par exemple, nous organisons nos journées pour faire tout ce que nous avons à faire alors qu'en Afrique, ils n'ont pas cette notion d'heure, ils vivent en fonction du soleil. Cela permet de prendre son temps et de profiter vraiment des choses essentielles que la vie nous offre, ou de ce que l'on entreprend. Ils ne vivent pas comme des robots, ils laissent une place à l'improvisation et au hasard dans leur journée, ils font des rencontres inattendues, etc. J'ai fini par me dire que ma vision du temps n'était pas forcément la bonne, la leur non plus, mais il y a un juste milieu. Penser à hier, à demain, c'est bien, mais vivre le présent, c'est mieux.

C'est votre premier voyage avec l'assurance voyage AVI International ?

Oui c'est mon premier voyage mais je connaissais déjà AVI International. A l'époque où je voyageais en Australie, j'avais une amie qui était assurée chez vous. A ce moment-là, nous travaillions dans une ferme en plein outback australien. Un jour, elle s'est fait mordre par un serpent-tigre et elle m'a demandé d'appeler le plateau d'assistance pour elle. La réaction de la part du plateau a été très positive, j'avais eu une jeune fille au téléphone qui nous avait envoyé tout de suite les secours alors que la ferme où nous habitions était vraiment difficile d'accès. Je connais le travail d'assistant au téléphone et ce n'est

pas évident de faire intervenir les prestataires. L'ambulance est arrivée à peine 30-45 minutes après notre appel alors que nous étions vraiment éloignées des villes, dans une ferme perdue au milieu du bush australien. C'est important ce genre de service, surtout pour une morsure de serpent puisque quelques heures après, mon amie était devenue violette avec la moitié de son corps qui ne répondait plus !

Et pendant ce voyage, avez-vous fait appel à l'assistance AVI International ?

Oui. Pendant ce voyage j'ai fait une intoxication alimentaire à Bangkok. Je suis allée à l'hôpital et la consultation a couté 200 euros environ. Les frais médicaux sont très chers à l'étranger parce que la consultation ne comprenait qu'une prise de sang, quelques tests et des médicaments. J'ai fait appel à AVI pour le remboursement de ces dépenses médicales. On m'a répondu tout de suite, on m'a envoyé le formulaire, je l'ai rempli et j'ai été remboursée rapidement, directement sur mon compte. Je crois que moins d'une semaine s'était écoulée. Donc un service très efficace et rapide.

Prévoyez-vous d'autres voyages ?

Pour mon prochain voyage, j'ai un ami qui se lance dans la vidéo voyage et il a pour projet de donner une nouvelle image des pays situés entre l'Asie et le Moyen Orient : le Tadjikistan, le Kirghizistan. Avec sa vidéo, il m'a vraiment donné envie !

Il y a tellement de stéréotypes de cette région qu'il faut que ça change, il faut donner envie aux gens d'aller là-bas, de développer le tourisme.

Et bien sûr, j'ai le projet de retourner en Afrique, ce continent dont je suis tombée amoureuse.

Avant de finir cette interview, aurais-tu des conseils pour de futurs voyageurs au long cours comme toi ?

Le principal est de bien s'organiser. Prévoir son financement, avoir de quoi se prendre en charge sur place. Prévoir son équipement, son assurance voyage.

J'insiste sur l'assurance voyage car lors de mon séjour en Australie, je suis partie sans assurance et je me suis brulée au troisième degré à la suite d'un accident avec de la cire. J'ai dû faire face à des frais d'hôpital énormes car les montants diffèrent totalement de ceux en Europe. La facture s'est élevé à 22 000€ de dépenses médicales.

Moralité : toujours partir avec une bonne assurance voyage !

Enfin, je souhaiterais revenir sur ce que j'ai dit plus tôt : ne pas trop planifier, laisser les choses s'improviser. Vous vous rendrez compte que le voyage se fait au gré des rencontres plutôt qu'au gré de votre agenda. Il ne faut pas hésiter à changer d'avis. J'ai vu des gens se forcer pour respecter leur planning. Là je dis non ! Il ne faut pas se forcer à faire quelque chose que l'on n'a pas envie de faire : un voyage comme celui-ci est un moment unique, on doit donc se sentir libres d'en profiter.

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